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Consently : Conformité RGPD et Cookies pour le web

Consently, plateforme tout-en-un pour la conformité et la gestion des consentements

Consently est une plateforme tout-en-un pour la conformité et la gestion des consentements. Elle propose des outils pour répondre aux exigences de conformité GDPR/CCPA/PIPEDA, tels que des bannières, des journaux de consentement, des scanneurs de cookies et des générateurs de politiques.

Consently en quelques mots ...

Qui se réveille le matin avec une envie irrépressible de configurer des bannières de cookies ou de rédiger des clauses de non-responsabilité juridique ? Personne. C’est pourtant l’épée de Damoclès qui pend au-dessus de tout éditeur de site en 2026 : la conformité. Entre le RGPD en Europe, le CCPA en Californie et les exigences drastiques de Google pour continuer à tracker vos conversions, la marge d’erreur est nulle. C’est ici qu’entre en scène consently.net. Promettant une conformité “en quelques clics”, cette plateforme tout-en-un prétend gérer vos bannières, vos logs de consentement et vos politiques légales sans que vous ayez besoin d’un diplôme en droit. Trop beau pour être vrai ou véritable pépite SaaS ? J’ai mis les mains dans le code pour vérifier si la promesse tient la route.

Présentation de la plateforme Consently.net

Si l’interface de Consently vous semble familière, c’est normal. Derrière ce produit se cache l’équipe de Dorik, un constructeur de sites web (No-Code) qui a fait du chemin depuis ses débuts. C’est un point rassurant : ces gens connaissent les problématiques des créateurs de sites web.

Consently est un CMP (Consent Management Platform) complet. A la différence des solutions historiques devenues des usines à gaz, Consently vise la simplicité. L’outil ne se contente pas d’afficher une bannière agaçante. Il propose un écosystème incluant :

  • Un scanner automatique de cookies.
  • La gestion des logs de consentement (indispensable en cas de contrôle CNIL).
  • Un générateur de politiques (Confidentialité, Termes & Conditions) qui s’actualise régulièrement et automatiquement.
  • La compatibilité avec le Google Consent Mode v2 et le standard IAB TCF v2.2.

Consently.net se distingue par son approche set and forget (installez et oubliez) couplée à une tarification agressive pour les fonctionnalités offertes. Là où d’autres facturent chaque module supplémentaire, Consently semble vouloir démocratiser la conformité technique.

Comment utiliser cette solution ?

J’ai réalisé son intégration sur un site WordPress et un site Prestashop. Voici mon retour d’expérience.

  1. L’ajout du site et définition du design de la bannière : Une fois inscrit, vous entrez l’URL de votre projet. L’éditeur de bannière est visuel et intuitif. Vous pouvez ajuster les couleurs, les arrondis des boutons et les textes pour que la bannière ne ressemble pas à une verrue sur votre design soigné. Le mode Live Preview (prévisualisation) évite les allers-retours pénibles.
  2. L’injection du script : C’est le moment technique. Consently vous fournit un script JS. Vous devez le copier-coller dans la balise <head> de votre site. Si vous utilisez Google Tag Manager (GTM), l’intégration est encore plus propre via HTML personnalisé. Pas de plugin pour WordPress ou Prestashop à ce stade du développement, mais un Plugin WordPress est en cours d’élaboration. Au final, rien de sorcier pour un webmaster, même pour un débutant.
  3. Le scan des cookies et la catégorisation : Une fois le script en place, vous lancez le scan. Le robot de Consently parcourt vos pages pour débusquer les cookies. Il tente de les classer automatiquement (Marketing, Analytique, Nécessaire). Vous avez ensuite la main pour modifier le classement. Vous pouvez aussi programmer un scan à intervalle de temps réguliers pour la détection de nouveaux cookies (et oui un site web ce n’est pas que statique) et une meilleure conformité.

Une fois actif, le système gère l’auto-blocking (auto-blocage). Concrètement, si un visiteur refuse les cookies marketing, le script de Consently bloque préventivement le chargement des scripts tiers (comme le pixel Facebook) avant même qu’ils ne se déclenchent. C’est propre et conforme aux exigences de 2026.

Quelques bonnes pratiques

  • Vérifiez la catégorisation : Les scanners automatiques, aussi bons soient-ils, font des erreurs. Après le premier scan de consently.net, allez vérifier manuellement la liste des cookies. Il n’est pas rare qu’un cookie analytique se retrouve classé en “Nécessaire”, ce qui vous mettrait en infraction immédiate.
  • La preuve de consentement : Ne désactivez jamais l’option “Consent Logs”. En cas de plainte d’un utilisateur ou d’audit, c’est votre seule preuve juridique que M. Dupont a bien cliqué sur “Accepter” le 5 février à 14h02.
  • Google Consent Mode v2 : Assurez-vous que cette option est active si vous faites de la publicité (Google Ads). Sans cela, vos données de conversion seront amputées drastiquement. Consently gère le signalement (signaling), mais vérifiez dans votre console Google Ads que les données remontent bien.
  • Personnalisez vos textes : Les générateurs de politique sont excellents pour la structure, mais relisez-les. Adaptez le ton à votre marque. Une politique de confidentialité compréhensible rassure plus qu’un pavé juridique illisible.

Points forts et limites de la solution

Les atouts majeurs :

  • Son rapport qualité/prix : Pour moins de 10$ par mois, avoir le Consent Mode v2, l’IAB TCF 2.2 et un générateur de politiques, c’est une aubaine.
  • Son UX/UI soignée : On sent la patte de l’équipe Dorik. C’est propre, sans fioritures inutiles.
  • La transparence des mises à jour : Les politiques générées se mettent à jour automatiquement en fonction des évolutions législatives. Un vrai soulagement mental.
  • Le Support multilingue : Indispensable si vous visez un marché international. J’ai testé pour vous : ils sont très réactifs.

Les aspects perfectibles :

  • La certification Google “Pending” : Au moment où j’écris ces lignes, le site mentionne que le listing “Google CMP Partner” est en attente d’approbation, bien que la certification technique pour l’Additional Consent (AC v2) soit validée. Soyez vigilants sur ce point si vous êtes un gros annonceur.
  • Le support de WordPress : un plugin natif permettant le scan, le paramétrage, la gestion des rapports serait un plus. J’ai testé la version alpha de ce plugin qui cible actuellement uniquement le scan : c’est déjà très prométeur.
  • La jeunesse de la solution : Comparé à un mastodonte comme Cookiebot, la base de connaissances et la communauté sont plus réduites.

Visuel de Consently

capture d'écran de la plateforme consentily pour la gestion des cookies

L'interface utilisateur

Et du coté des tarifs ?

PlanTarif MensuelTarif AnnuelLimites & Inclus
Basic$8.25$99
  • 1 Domaine
  • 100k Pages vues/mois
  • Tous les générateurs inclus
Premium$16.5$199
  • 5 Domaines
  • 1M Pages vues/mois
  • Support Prioritaire
Enterprise$41.5$499
  • 10 Domaines
  • 3M Pages vues/mois
  • Meilleur rapport volume/prix

4 alternatives à Consently.net

SolutionNotre point de vueLien
CookiebotLa référence historique, très robuste mais souvent plus chère pour les gros volumes de pages.Voir Cookiebot
IubendaExcellent pour les documents juridiques complexes, mais l’interface est moins moderne que Consently.Voir Iubenda
AxeptioMise tout sur l’expérience utilisateur et le design “sympa”, mais moins axé sur l’automatisation juridique pure.Voir Axeptio
CookieYesLe concurrent le plus direct en termes de fonctionnalités et de simplicité d’installation.Voir CookieYes

Conclusion

Alors, consently.net est-il la perle rare de la conformité que nous attendions ? Pour les PME, les agences web et les freelances, la réponse penche vers un oui franc. L’outil réussit le tour de force de rendre la conformité RGPD et CCPA presque indolore, et surtout abordable. L’intégration des générateurs de politiques juridiques dans le même abonnement est un vrai plus qui vous évite de payer un service tiers, mais il préférable de consulter un avocat pour des plateformes e-commerce ou des sites de grandes entreprises, donc, restons lucides. Mais pour 95% des sites web qui cherchent à être en règle sans y passer vos nuits et de lourds budgets, Consently est une solution solide, moderne et efficace.

Profitez de leur période d’essai de 14 jours pour voir si le scanner détecte bien tous vos traceurs fantômes.

FAQ - 7 Questions Fréquentes

1. Consently est-il compatible avec le RGPD et le CCPA ?

Oui, la plateforme est conçue nativement pour respecter le RGPD (Europe), le CCPA (Californie), le PIPEDA (Canada) et d’autres régulations mondiales. Elle propose des modèles d’opt-in et d’opt-out adaptés.

2. Le scanner de cookies est-il automatique ?

Absolument. Lors de l’installation, Consently scanne votre site pour détecter les cookies. Il effectue ensuite des scans hebdomadaires planifiés pour identifier tout nouveau traceur ajouté par inadvertance.

3. Ai-je besoin de connaissances en code pour l’installer ?

Non, pas vraiment. Vous devez simplement savoir copier-coller un script dans l’en-tête de votre site ou utiliser un plugin d’insertion de code si vous êtes sur WordPress. Aucune compétence en développement n’est requise. C’est une fonctionnalité cruciale pour Google Ads et Analytics. Elle permet d’envoyer des signaux à Google sur le statut du consentement de l’utilisateur, permettant de modéliser les conversions même si l’utilisateur refuse les cookies, tout en restant conforme.

5. Puis-je personnaliser le design de la bannière ?

Oui, l’outil offre des options de personnalisation avancées : couleurs, polices, mise en page, et textes, pour que la bannière s’intègre visuellement à votre identité de marque.

6. Les documents juridiques générés sont-ils fiables ?

Ils sont rédigés pour être conformes aux lois actuelles et sont mis à jour automatiquement. Cependant, pour des activités très spécifiques ou à haut risque, une validation par un juriste reste recommandée.

7. Que se passe-t-il si je dépasse mon quota de pages vues ?

Les plans sont basés sur des volumes (100k, 1M, 3M). Si vous dépassez, il est probable que vous deviez passer au plan supérieur pour garantir la continuité du service et l’affichage de la bannière.

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