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Supremo : Contrôle à distance sécurisé et sans installation.

Supremo contrôle à distance du bureau facile rapide sûr

Supremo permet un contrôle à distance du bureau facile, rapide et sûr. Accédez à n’importe quel appareil, à n’importe quel moment, où que vous soyez.

Supremo en quelques mots ...

Qui, parmi les techniciens support ou les administrateurs système, n’a jamais pesté en voyant la facture de son logiciel de prise en main à distance augmenter sans prévenir ? Ou pire, se faire bloquer en pleine intervention critique parce que l’outil a décidé que votre usage “personnel” ressemblait trop à un usage commercial ? C’est la réalité de notre marché.

C’est là qu’intervient Supremo. Ce n’est pas le logiciel dont on voit les publicités sur tous les abribus, mais c’est une solution qui circule sous le manteau (façon de parler) entre pros avertis. Promettant d’être léger, rentable et sans installation complexe, cet outil italien tente de se faire une place au soleil. Mais est-ce une véritable alternative fiable ou juste un gadget low-cost ? J’ai creusé pour vous.

Présentation de Supremo

Supremo est un logiciel de prise de contrôle à distance, développé par Nanosystems S.r.l., une société basée à Ascoli Piceno, en Italie. Pourquoi est-ce important ? Parce que dans un monde où nos données transitent souvent par des serveurs obscurs outre-Atlantique ou en Asie, savoir que l’éditeur est soumis aux rigueurs du RGPD et des normes européennes est un premier point rassurant.

Nanosystems est aussi derrière Uranium Backup, un autre outil bien connu des intégrateurs. Ils ne sont pas là pour jouer aux startups éphémères ; ils construisent des outils pour les MSP (Managed Service Providers) et les départements IT qui ont besoin d’efficacité sans fioritures. Avec 1,4 million d’utilisateurs revendiqués, ils ont dépassé le stade du prototype.

Comment utiliser cette solution ?

L’argument massue de Supremo, c’est son exécutable. Pas d’installation lourde, pas de bibliothèques .NET à mettre à jour pendant 20 minutes avant de pouvoir aider un client paniqué. Le logiciel existe en différentes versions : Windows, macOS, Android, iOS, mais aussi pour MobileAssist.

Comment ça marche concrètement ?

  1. Prenons l’exemple de Windows : Vous téléchargez le petit fichier .exe (léger comme une plume).
  2. Vous le lancez. C’est tout.
  3. L’interface s’ouvre et vous donne un ID et un mot de passe à 8 chiffres.

Pour prendre la main, c’est la même mécanique que chez la concurrence historique : vous entrez l’ID du client, son mot de passe, et la fenêtre s’ouvre.

Ce que j’apprécie particulièrement, c’est l’absence de configuration de routeur. Supremo traverse les NAT et les pare-feux sans qu’on ait besoin d’ouvrir des ports spécifiques. Pour avoir passé des heures à configurer des VPN capricieux par le passé, c’est un soulagement.

Pour un usage serveur (accès non surveillé), l’installation en tant que service Windows se fait en deux clics depuis le menu options. Cela permet de redémarrer la machine distante sans perdre la main. Basique, mais vital.

Quelques bonnes pratiques

voici mes conseils pour ne pas transformer votre outil de travail en faille de sécurité :

  • Verrouillez l’ID : Par défaut, l’ID est statique mais le mot de passe change. Si vous installez Supremo sur un serveur, définissez un mot de passe statique robuste (alphanumérique, caractères spéciaux) et désactivez le mot de passe aléatoire.
  • La Whitelist est votre amie : Dans les paramètres de sécurité, vous pouvez restreindre l’accès à certains “Supremo ID” uniquement. Faites-le. N’autorisez que les ID de vos techniciens. C’est la barrière la plus efficace contre les accès non sollicités.
  • Personnalisation : Si vous êtes un MSP, utilisez l’option de “Branding”. Mettre votre logo sur l’exécutable que le client télécharge rassure énormément l’utilisateur final. Ça fait “pro” et ça évite qu’ils téléchargent n’importe quoi sur Google.
  • UAC (User Account Control) : Lancez toujours Supremo avec les droits administrateur si vous devez installer des logiciels à distance. Sinon, vous serez bloqué dès qu’une fenêtre de confirmation Windows apparaîtra chez le client.

Points forts et limites de la solution

Ce qu’on aime :

  • Le Prix : C’est indéniable. Comparé aux leaders du marché qui facturent par technicien avec des prix parfois exorbitants, Supremo offre une tarification aux “connexions simultanées” très agressive.
  • La Portabilité : Mettre l’exécutable sur une clé USB et dépanner n’importe quel PC sans laisser de traces d’installation est un luxe.
  • La Console RMM : Sur le plan “Professional”, vous avez accès à une console de gestion qui permet de surveiller la santé des machines (disque, CPU, antivirus). C’est un début de RMM (Remote Monitoring and Management) intégré très pratique pour les petites structures.

Quelques limites :

  • L’interface : Elle est fonctionnelle, certes, mais elle accuse un léger retard esthétique. On est sur du “WinForms” classique, pas sur du WebApp ultra-moderne. Les designers UX ne tomberont pas en extase.
  • Latence : Sur des connexions très bas débit, j’ai noté que le protocole de compression vidéo est parfois un poil moins performant que celui d’AnyDesk, qui reste le roi de la fluidité en bas débit.
  • Écosystème Mac/Linux : Bien que compatible macOS et Linux (via Wine souvent), le produit est clairement optimisé pour Windows. Si votre parc est 100% Apple, testez bien avant d’acheter.

Visuel de Supremo

page de connexion de supremo remote desktop

L'interface de connexion

Et du coté des tarifs ?

PlanTarif abonnement
1 an
Fonctionnalités
Solo8,17 € / mois1 connexion simultanée. Installations illimitées.
Business14,83  € / mois3 connexions simultanées. Support technique prioritaire.
Professional31,42 € / mois Inclut la Console RMM, surveillance de santé, déploiement massif.

Les 4 meilleures alternatives à Supremo

SolutionCommentairesLien
TeamViewerLe leader historique. Plus riche en fonctionnalités, mais beaucoup plus cher et complexe.Visiter le site
AnyDeskLe champion de la vitesse. Interface plus moderne, fluidité extrême, prix intermédiaire.Visiter le site
RustDeskL’alternative Open Source. Gratuit si auto-hébergé, mais demande des compétences techniques.Visiter le site
Iperius RemoteUn autre concurrent italien très similaire à Supremo, souvent comparé pour ses tarifs.Visiter le site

Conclusion

Supremo est l’outil qu’on sort de sa boîte à outils numérique quand on a besoin que ça marche, tout de suite, sans hypothéquer son budget annuel.

Si vous désirez rationaliser vos coûts logiciels sans sacrifier la sécurité (chiffrement AES 256 bits, on le rappelle), c’est un “go” quasi immédiat. La version Professional apporte une couche de gestion (RMM) qui peut suffire à bien des prestataires informatiques qui trouvent les grosses suites logicielles trop lourdes.

Mon conseil ? Profitez de la version gratuite pour tester la latence sur vos propres connexions. Si le feeling est bon, vous tenez là une excellente manière de réduire vos frais fixes.

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